Archives quotidiennes : 21 février 2022

Le mot du lundi : paratexte, n.m.

Aujourd’hui je vais essentiellement me baser sur l’œuvre de Gérard Genette pour aborder la notion de paratexte.

Selon la terminologie genettienne, le paratexte renvoie à l’ensemble des éléments accompagnant, entourant ou prolongeant le texte principal, sans en faire partie.

Le paratexte regroupe :

  • le titre ;
  • le sous-titre ;
  • les intertitres ;
  • le nom de l’éditeur ;
  • la date d’édition ;
  • la table des matières ;
  • la préface ;
  • les notes ;
  • les épigraphes ;
  • les illustrations, etc.

Le paratexte peut émaner soit de l’auteur lui-même (il s’agit alors de paratexte auctorial), soit de l’éditeur (on parle alors de paratexte éditorial).

Enfin, pour une typologie plus précise, le paratexte recouvre le péritexte (situé au sein du livre – voir les exemples listés plus haut) et l’épitexte (situé à l’extérieur du livre, il regroupe par exemple des entretiens, la correspondance de l’auteur ou ses journaux intimes…).

Paratexte = péritexte (autour du texte) + épitexte (autour du livre)

Pour aller plus loin, lire absolument Gérard GENETTE, Seuils, éditions du Seuil, 1987.

L’article de Philippe Lane reprend les différentes notions abordées de manière très détaillée :

LANE, Philippe, Seuils éditoriaux, Espaces Temps, 47-48, 1991, La fabrique des sciences sociales, Lectures d’une écriture, p.91-108. Consultable sur : https://www.persee.fr/doc/espat_0339-3267_1991_num_47_1_3790

Passez un bon lundi !