Archives quotidiennes : 7 mars 2022

Silvia AVALLONE, Une amitié (2022)

L’une est effacée, l’autre extravertie.

L’une s’entoure de livres, l’autre accumule les tenues voyantes.

On est en 2001, au tout début d’Internet, puis de l’avènement des réseaux sociaux.

Elisa a quatorze ans, elle est mal dans sa peau et fréquente assidûment la bibliothèque municipale. Béatrice, même âge, est quant à elle obsédée par son apparence, façonnée par sa mère.

Tout les oppose alors, et pourtant elles vont se lier d’une amitié aussi fusionnelle qu’ambivalente.

Les relations familiales, les premiers émois, les espoirs en l’avenir sont des thèmes abordés sans parcimonie dans Une amitié.

Dès lors, qui est cette « Rossetti » évoquée non sans émotion par la narratrice dix-huit ans plus tard ?

L’âge adulte est-il celui des révélations ?

Car aucune des deux jeunes femmes n’est innocente.

Si l’épaisseur d’une amitié est examinée avec minutie, une relation de domination s’esquisse dans ce roman. Mais laquelle des deux prend finalement le dessus ?

Le mot du lundi : mise en abyme

Si l’expression mise en abyme provient traditionnellement de l’héraldique, on la trouve désormais dans le domaine des beaux-arts et en littérature.

Ce procédé a par ailleurs été popularisé par André Gide et est associé au Nouveau Roman.

Dès lors, que signifie ce dispositif narratif ?

La mise en abyme consiste en l’insertion ou plus précisément l’enchâssement d’un récit dans un autre récit, tous deux étant liés par une relation de similitude.

Exemple :

Dans Hamlet (Acte III, scène 2), se joue une pièce de théâtre mettant en scène l’assassinat du roi par son frère.

Bon début de semaine !