Le mot du lundi : intertextualité, n.f.

Bonjour !

Avant de définir l’intertextualité, je vous propose de suivre les propos de trois théoriciens, Julia Kristeva, Roland Barthes et Gérard Genette.

La notion d’intertextualité a d’abord été théorisée par Julia Kristeva dans les années 1960 : « Tout texte se construit comme mosaïque de citations, tout texte est absorption et transformation d’un autre texte » (Julia KRISTEVA, « Bakhtine, le mot, le dialogue et le roman », Critique, avril 1967).

Roland Barthes a prolongé cette conception ainsi : « Tout texte est un intertexte ; d’autres textes sont présents en lui, à des niveaux variables, sous des formes plus ou moins reconnaissables ».

Si Gérard Genette quant à lui préfère parler de transtextualité (à ce propos, reportez-vous au CHARAUDEAU, Patrick & MAINGUENEAU, Dominique, sous la dir. de, Dictionnaire d’analyse du discours, Éditions du Seuil, 2002, p.327-329), il écrit toutefois : « Je définis [l’intertextualité] (…) par une relation de coprésence entre deux ou plusieurs textes, c’est-à-dire (…) par la présence effective d’un texte dans un autre » (GENETTE, Gérard, Palimpsestes, 1982).

Dès lors, comment définir l’intertextualité ?

Vous l’aurez compris, il s’agit des relations, explicites ou implicites, unissant un texte à d’autres textes, et ce de deux manières :

  • la citation ;
  • l’allusion.

Et si vous me proposiez des exemples maintenant ?

Passez un bon lundi !

3 réflexions au sujet de « Le mot du lundi : intertextualité, n.f. »

  1. Avatar de yvesyves

    Avec un nombre fini de mots, le nombre de phrases simples possibles est donc un nombre fini et en cherchant bien, pour n’importe quel texte on doit pouvoir trouver des passages dans tout ce qui a déjà été écrit.

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