Archives quotidiennes : 11 avril 2022

Le mot du lundi : hypertextualité, n.f.

Bonjour !

Aujourd’hui, fan de Gérard Genette oblige, j’ai choisi d’expliciter le terme hypertextualité.

L’hypertextualité constitue l’une des cinq formes de transtextualité telles que les a catégorisées Gérard Genette :

  1. hypertextualité ;
  2. intertextualité ;
  3. paratextualité ;
  4. métatextualité ;
  5. architextualité.

Parmi ces notions, nous avons déjà vu l’intertextualité (https://moncarnetlitteraire.wordpress.com/2022/03/14/le-mot-du-lundi-intertextualite-n-f/) et la paratextualité (à travers le terme https://atomic-temporary-202257811.wpcomstaging.com/2022/02/21/le-mot-du-lundi-paratexte-n-m/).

Le concept d’hypertextualité implique deux textes :

  • le texte source, texte « de départ » ou texte A, nommé hypotexte ;
  • le texte « d’arrivée » ou texte B, nommé hypertexte.

L’hypertextualité correspond à la relation entre ces deux textes, dont l’un est une récriture de l’autre. Cette récriture peut prendre quatre formes :

  1. le pastiche ;
  2. la parodie ;
  3. la transposition ;
  4. l’imitation.

Un exemple ?

On peut considérer les Confessions de Rousseau comme hypertexte des Confessions de Saint-Augustin (qui est alors son hypotexte).

Enfin, on distingue trois types de relations hypertextuelles :

  1. ludique ;
  2. satirique ;
  3. sérieuse.

A lire, l’incontournable : Gérard GENETTE, Palimpsestes, Seuil, 1982.

Bon lundi !