Bonjour !
Aujourd’hui, fan de Gérard Genette oblige, j’ai choisi d’expliciter le terme hypertextualité.
L’hypertextualité constitue l’une des cinq formes de transtextualité telles que les a catégorisées Gérard Genette :
- hypertextualité ;
- intertextualité ;
- paratextualité ;
- métatextualité ;
- architextualité.
Parmi ces notions, nous avons déjà vu l’intertextualité (https://moncarnetlitteraire.wordpress.com/2022/03/14/le-mot-du-lundi-intertextualite-n-f/) et la paratextualité (à travers le terme https://atomic-temporary-202257811.wpcomstaging.com/2022/02/21/le-mot-du-lundi-paratexte-n-m/).
Le concept d’hypertextualité implique deux textes :
- le texte source, texte « de départ » ou texte A, nommé hypotexte ;
- le texte « d’arrivée » ou texte B, nommé hypertexte.
L’hypertextualité correspond à la relation entre ces deux textes, dont l’un est une récriture de l’autre. Cette récriture peut prendre quatre formes :
- le pastiche ;
- la parodie ;
- la transposition ;
- l’imitation.
Un exemple ?
On peut considérer les Confessions de Rousseau comme hypertexte des Confessions de Saint-Augustin (qui est alors son hypotexte).
Enfin, on distingue trois types de relations hypertextuelles :
- ludique ;
- satirique ;
- sérieuse.
A lire, l’incontournable : Gérard GENETTE, Palimpsestes, Seuil, 1982.
Bon lundi !
