Hier soir j’ai fini de lire Les Choses humaines de Karine Tuil.
Dans ce roman il est question notamment de pouvoir (Jean Farel, l’un des personnages principaux, est journaliste politique, Claire Farel est une essayiste connue, ils évoluent dans un milieu aisé), de réussite socio-professionnelle, de réputation.
Le fils de Jean et de Claire, Alexandre, est un brillant étudiant qui se destine à une carrière non moins brillante aux Etats-Unis.
Jusqu’au jour où il dérape (mais dérape-t-il ?)
Accusé de viol, il bascule en « zone grise ». Sa parole se fige contre celle de sa victime ; la notion de consentement est abordée, questionnée, mise en cause. Les Choses humaines trace le chemin des personnages jusqu’au procès, avec pour interrogation persistante : est-il réellement coupable ?
« On ne saura jamais ce qui s’est précisément passé dans ce local entre 23h20 et 00h05 la nuit du 11 au 12 janvier 2016. Eux seuls le savent. Vous aurez beau écouter des témoins, des récits, cela restera l’objet de suppositions, de fantasmes, voire de fiction. La réalité est toujours beaucoup plus complexe que ce qu’elle donne à voir. »
Bonne lecture !
Edition : Karine TUIL, Les Choses humaines, Gallimard, 2019.
