« Un jour de canicule sur un véhicule où je circule, gesticule un funambule au bulbe minuscule, à la mandibule en virgule et au capitule ridicule » (Queneau, Exercices de style, 1947).
Cela ne peut nous échapper, nombre de mots dans cette phrase comportent une finale semblable (« -ule ») dans cet extrait de Queneau (j’ai lu Exercices de style mais cet extrait figure dans le Cnrtl).
Tout d’abord, il est intéressant de considérer l’élément homéo. Issu du grec, il signifie « semblable » et sert initialement à construire des mots dans deux domaines :
- la médecine ;
- les sciences physiques.
Associé à l’élément ptote (ptotis) qui signifie « cas » en grec, il relève de la stylistique : l’homéoptote consiste à accumuler dans une phrase plusieurs mots aux finales identiques comme nous l’avons observé dans l’exemple ci-dessus.
Une autre figure de style commence par homéo, il s’agit d’homéotéleute : la nuance est assez ténue… sachant qu’une homéotéleute est définie par le CNRTL comme une « f]igure de style consistant à placer en fin de phrases ou de membres de phrases assez rapprochés des mots dont les finales semblables sont sensibles à l’oreille ».
A la semaine prochaine !
