Archives mensuelles : août 2024

Jules VERNE, Le Château des Carpathes (1892)

Ce qu’en dit la 4e de couverture :

« Le château des carpathes : « Mais à peine avait-il marché quelques pas que le pont-levis se relevait avec fracas contre la poterne… Le comte Franz de Télek était prisonnier dans le château des Carpathes. » Le château des Carpathes est hanté, et son village maudit. Les habitants de Werst le savent bien. Depuis la disparition du dernier baron de Gortz, toutes les créatures du diable et autres vampires s’y sont réunis. Chort ou Belzébuth, le jeune comte de Télek s’en moque. Il va monter, lui, franchir le pont-levis. Car ce château était celui de Gortz, son rival, et depuis la mort de sa bien-aimée, il n’a plus rien à perdre. Hormis, peut-être, la raison… Mais il faut être fou. Fou à lier, pour tenter une telle aventure. Personnage maudit, villageois terrifiés, atmosphère inquiétante : plongez au coeur d’un véritable roman gothique imprégné de science et de technologie. »

Pour aller plus loin :

  • Efstratia OKTAPODA, « Jules Verne et le château des Carpathes : les figures du double et de l’imaginaire », Voix plurielles, 2018
  • Roxana MARTIN, « Une perspective sur la Transylvanie : Le château des Carpathes de Jules Verne », Études Sur La Région Méditerranéenne, 28, 19–27. Consulté à l’adresse https://ojs.bibl.u-szeged.hu/index.php/mediterran_tanulmanyok/article/view/34339
  • Pinar Güzelyürek Celik, « La traduction du fantastique : Le Château des Carpathes de Jules Verne », Synergies Turquie n°3, 2010
  • Monique VERRET. « Jules Verne, Le Château des Carpathes ». Châteaux romantiques, édité par Pascale Auraix-Jonchière et Gérard Peylet, Presses Universitaires de Bordeaux, 2005, https://doi.org/10.4000/books.pub.28326.

Et bien sûr, les théoriciens du genre :

  • CAILLOIS, R. , Anthologie du fantastique, Gallimard, 1966
  • CASTEX, P.-G., Le conte fantastique en France de Nodier à Maupassant, Cortis, 1951
  • SCHNEIDER, S., Histoire de la littérature fantastique en France, Fayard, 1985
  • TODOROV, T., Introduction à la littérature fantastique, Seuil, 1970
  • VAX., La séduction de l’étrange, étude sur la littérature fantastique, PUF, 1965

Bram STOKER, Dracula (1897)

Couverture, Le Livre de Poche

Ce qui en est dit :

« Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. à son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante. Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres… Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, Dracula est une source d’inspiration inépuisable. En exclusivité : un extrait de Dracula l’Immortel, suite de Dracula, d’après les notes originales de Bram Stoker. »

Ce que j’en dis :

Dracula est tout d’abord construit par la réunion de différents textes, ce qui implique une narration polyphonique. En effet, les personnages principaux s’expriment à travers leur journal intime (écriture diariste) ou par des échanges épistolaires. Le seul qui n’a pas la parole, c’est… le comte Dracula.

La figure du vampire est fascinante. On a tous une vague idée de ce qu’est un vampire : il suce le sang de ses victimes, dort dans un cercueil, craint l’ail et les crucifix. Mais ce n’est pas tout. Voyons ses caractéristiques principales :

  • il craint la lumière du jour, c’est pourquoi il ne sort que la nuit.
  • quand il est éveillé, ses yeux sont brillants, ses lèvres retroussées et ses canines bien aiguisées.
  • la nuit, il recherche essentiellement des proies afin de se nourrir : il les mord puis leur suce le sang.
  • il a la capacité de se métamorphoser, aussi se transforme-t-il en fumée, en chauve-souris.
  • ses victimes deviennent à leur tour des vampires.
  • il n’a pas de reflet dans le miroir.

Vous vous demandez si vous avez été victime d’un vampire ?

Examinez votre gorge. Si y apparaissent deux petits trous, c’est que vous avez été mordu par un vampire. Navrée de vous l’apprendre, mais du coup, il est trop tard pour vous.

Dès lors, vous appartenez aux « non-morts » décrits dans Dracula, c’est-à-dire que vous êtes endormi dans un cercueil et la nuit tombant, vous partez à la recherche de nouvelles victimes.

Comment venir à bout d’un vampire ?

C’est très simple : il s’agit de le décapiter puis de lui enfoncer un pieu en plein cœur.

Enfin, comment s’en protéger, le cas échéant ?

Des gousses d’ail et un crucifix devraient vous permettre de dormir sur vos deux oreilles…

Ce que j’en pense en quelques mots :

J’ai littéralement adoré ! Si la rupture entre la première partie, où nous suivons Jonathan, prisonnier du comte Dracula, puis la seconde, où les différents personnages se rassemblent pour combattre le comte, est quelque peu déconcertante, il nous tarde de connaître la fin, et donc d’avaler les 600 pages.

Dracula a inspiré de nombreux écrivains, dramaturges ou cinéastes.

Enfin, j’ai très envie de lire Camilla de Joseph Sheridan Le Fanu, chef d’œuvre du genre publié en 1871. Je vous en parle très vite !