Archives quotidiennes : 11 août 2024

Bram STOKER, Dracula (1897)

Couverture, Le Livre de Poche

Ce qui en est dit :

« Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. à son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante. Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres… Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, Dracula est une source d’inspiration inépuisable. En exclusivité : un extrait de Dracula l’Immortel, suite de Dracula, d’après les notes originales de Bram Stoker. »

Ce que j’en dis :

Dracula est tout d’abord construit par la réunion de différents textes, ce qui implique une narration polyphonique. En effet, les personnages principaux s’expriment à travers leur journal intime (écriture diariste) ou par des échanges épistolaires. Le seul qui n’a pas la parole, c’est… le comte Dracula.

La figure du vampire est fascinante. On a tous une vague idée de ce qu’est un vampire : il suce le sang de ses victimes, dort dans un cercueil, craint l’ail et les crucifix. Mais ce n’est pas tout. Voyons ses caractéristiques principales :

  • il craint la lumière du jour, c’est pourquoi il ne sort que la nuit.
  • quand il est éveillé, ses yeux sont brillants, ses lèvres retroussées et ses canines bien aiguisées.
  • la nuit, il recherche essentiellement des proies afin de se nourrir : il les mord puis leur suce le sang.
  • il a la capacité de se métamorphoser, aussi se transforme-t-il en fumée, en chauve-souris.
  • ses victimes deviennent à leur tour des vampires.
  • il n’a pas de reflet dans le miroir.

Vous vous demandez si vous avez été victime d’un vampire ?

Examinez votre gorge. Si y apparaissent deux petits trous, c’est que vous avez été mordu par un vampire. Navrée de vous l’apprendre, mais du coup, il est trop tard pour vous.

Dès lors, vous appartenez aux « non-morts » décrits dans Dracula, c’est-à-dire que vous êtes endormi dans un cercueil et la nuit tombant, vous partez à la recherche de nouvelles victimes.

Comment venir à bout d’un vampire ?

C’est très simple : il s’agit de le décapiter puis de lui enfoncer un pieu en plein cœur.

Enfin, comment s’en protéger, le cas échéant ?

Des gousses d’ail et un crucifix devraient vous permettre de dormir sur vos deux oreilles…

Ce que j’en pense en quelques mots :

J’ai littéralement adoré ! Si la rupture entre la première partie, où nous suivons Jonathan, prisonnier du comte Dracula, puis la seconde, où les différents personnages se rassemblent pour combattre le comte, est quelque peu déconcertante, il nous tarde de connaître la fin, et donc d’avaler les 600 pages.

Dracula a inspiré de nombreux écrivains, dramaturges ou cinéastes.

Enfin, j’ai très envie de lire Camilla de Joseph Sheridan Le Fanu, chef d’œuvre du genre publié en 1871. Je vous en parle très vite !