Quelques mots seulement…
Ce soir je me laisse quelque peu aller à ma propension à la mélancolie. Pourtant ma journée fut joliment remplie, notamment par l’atelier d’écriture auquel je participe depuis des années – de façon discontinue, en fonction des hasards, des virages, des cheminements du quotidien et de la vie dans son ensemble.
J’ai écrit un texte d’un très beau style parmi mes autres textes. J’ai essayé d’écrire différemment de d’ordinaire, et il semblerait que j’y sois parvenue. J’aime particulièrement employer le tutoiement, une manière discrète de me parler à moi-même, aussi bien que de parler de moi à qui m’écoute. Le tutoiement m’évoque toujours Un Homme qui dort – le roman de Perec que je préfère indiscutablement – et j’ai l’impression étrange de plagier Perec, et ce, éhontément. Je vous avais déjà parlé d’une impression similaire à la lecture d’un roman qui reprenait la double énonciation propre à Sarraute. Je sais que les mots appartiennent à chacun, et que nos écrits naissent beaucoup de ce que nous avons déjà lu, et que cela n’est pas du plagiat. Un petit point idoine : si vous voulez écrire, lisez. Lisez tout, et de tout, romans, pièces de théâtre, poésie, dictionnaires et manuels, et même (et surtout) des albums pour enfants comme ceux de Claude Ponti, Pomelo, les histoires de monstres qui se brossent les dents tout comme ceux qui détestent les enfants ! Lisez, quel délice que celui de lire, lisez tout ce que d’autres ont produit avant vous, lisez tout ce que d’autres ont lu avant vous !
Ne me remerciez pas pour ce panégyrique, cela m’a fait plaisir 😉
