Archives quotidiennes : 20 octobre 2024

Viola ARDONE, Les Merveilles (2024)

Ce qu’en dit l’éditeur :

Elba porte le nom d’un fleuve : c’est sa mère qui l’a choisi. Seuls les fleuves circulent librement, lui disait-elle, avant de disparaître mystérieusement. Depuis, Elba grandit seule dans cet endroit qu’elle nomme le monde-à-moitié : un asile psychiatrique, à Naples.

C’est là qu’elle pose son regard d’enfant, sur le quotidien de cette « maison des fêlés, avec dedans plein de gens qui ressemblent à des félins », nourrissant de ses observations son Journal des maladies du mental. Jusqu’au jour où le jeune docteur Fausto Meraviglia décide de libérer les patients, comme le prévoit une loi votée quelques années plus tôt en 1978, et de prendre Elba sous son aile. Lui qui n’a jamais été un bon père apprend le poids et la force de la paternité.

Après le succès du Train des enfants et du Choix, Viola Ardone poursuit son exploration de l’Italie du XXe siècle. Une ode aux mots qui rendent libre et au pouvoir des femmes, par l’une des grandes voix de la littérature italienne d’aujourd’hui.

Image des éditions Albin Michel

Ce que j’en pense

Ce que j’ai aimé :

  • le regard qu’Elba pose sur le milieu psychiatrique, le « monde à moitié » et la typologie des « fous » qu’elle élabore
  • la polyphonie selon les parties du roman confère un certain rythme au récit
  • la relation paternelle qui s’installe entre Elba et le Dr. Faustus Meraviglia
  • l’attente très touchante de sa mère, sa Mutti, à laquelle Elba s’accroche
  • Le ton du roman dans la première partie, la voix d’Elba, à la fois très émouvante et drôle

Ce que j’ai moins aimé :

  • la vie du Dr. Faustus, ses problèmes de famille, de couple. Peut-être trop « surfait » ? (un terme qu’il emploie et réemploie à l’envi)
  • à part la partie 1, les autres parties m’ont un peu ennuyée, je les ai trouvées trop longues, décalées par rapport à l’histoire d’Elba

Ma prochaine lecture ? Les Œuvres intérieures de Charlotte Augusta.