Le silence et le bruit bruissant bruyamment

Depuis plusieurs jours, je n’écris pas. Je ne lis pas non plus. Silence intellectuel. Si cela est temporaire, j’avoue manifester peu d’indulgence envers les débris ontologiques.

Les choses vont et viennent, et parfois s’en vont (les gens aussi).

Depuis peu (qui se compte en semaines sinon en mois) je m’intéresse VRAIMENT à la théorie. Littéraire s’entend. Je me documente depuis un certain temps sur la narratologie appliquée aux contes cruels de Maupassant, qui emploie via les discours dans ces récits la technique d’enchâssement. Peut-être pour ma part les bribes d’un commencement réflexif (on n’a pas plus hésitant comme formule).

Je me découvre, c’est très récent, une passion pour l’intertextualité. L’intertextualité demande une immense culture littéraire, à acquérir. Citation, allusion, plagiat sont des formes d’intertextualité. Les textes dialoguent entre eux, nul texte n’existe ni ne préexiste à un autre sans aucune antériorité. L’intertextualité, c’est donc cette relation, cette présence d’un texte (hypotexte) dans un autre texte (hypertexte). Il faut lire Palimpsestes ! Je manque d’ailleurs de précision. En effet Genette parle plus globalement de transtextualité, qu’il décline en cinq types, dont l’intertextualité. La typologie est tout sauf étanche, on navigue d’un type à l’autre. Passionnant.

Référence: Gérard GENETTE, Palimpsestes, Le Seuil, 1982.

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