Archives quotidiennes : 4 décembre 2024

Un anti-billet d’humeur

Je lis très peu en ce moment. J’ai mis des jours et des jours à finir les Œuvres intérieures de Charlotte Augusta, et pourtant j’ai apprécié la grâce et la finesse dont ce roman est empreint. Ma lecture s’est tellement déployée dans le temps que je ne saurais pas précisément vous en parler.

C’est pourtant un très beau roman, dont je ferai peut-être une chronique sous peu.

En attendant, le saviez-vous, j’ai un penchant pour les albums jeunesse (que je n’avais pas avant de travailler au pôle jeunesse). Récemment, j’ai adoré L’Incroyable catalogue des monstres de Grégoire Kocjan et Mateo Dineen aux éditions Margot.

Voici quelques trouvailles dans ma bibliothèque :

Claude Ponti, Voyage au pays des monstres, Olivier Tallec et son écureuil, Pomelo dont les interrogations ne sont pas dénuées d’intérêt, Nous, on n’aime pas les enfants ! de Lucille Dubisy et Grégoire Mabire aux éditions Mijade et enfin Les monstres ne boivent pas de lait fraise de Marie-Hélène Versini et Vincent Boudgourd aux éditions Gallimard jeunesse.

Hier soir j’ai suivi mon cours d’histoire de l’art, c’était sur l’art gothique. Passionnant. Si vous avez la possibilité de vous inscrire à l’École du Louvre pour y suivre l’initiation à l’histoire de l’art en tant qu’auditeur libre, n’hésitez pas ! Chaque cours, dispensé par des professeurs différents, regorge de pépites et donne envie d’en découvrir encore davantage (le propre de l’enseignement me direz-vous).

Voulez-vous savoir ce que je vais bientôt lire, quels ouvrages attendent sur ma table de chevet (c’est-à-dire au pied de mon lit) ? Non mais sérieusement, vous croyez vraiment que je vais vous livrer toutes mes références d’un coup ?

Bon.

Ceci dit, j’ai un article à terminer d’écrire, un livre sur la veille à stabiloter et un Ubu Roi à ranger dans ma bibliothèque.

Ubu Roi, Alfred JARRY (1896)

Aujourd’hui j’ai (enfin) lu Ubu Roi, qui manquait véritablement à mon Panthéon littéraire.

  • Résumé de l’éditeur

« Dans une Pologne imaginaire, aux confins de « nulle part » et « nul ne sait où », le Père Ubu a, dit-on, tué le roi et usurpé le pouvoir. Effrayante et ridicule à la fois, cette créature étrange, jamais avare de grossièretés, nous entraîne dans une farce rocambolesque où l’on rit, mais où l’on frémit aussi quand sont dénoncés les vices de notre humanité. »

  • Ce j’en pense

Je n’ai pas tellement plus à dire que les intellectuels qui ont écrit sur Cairn (un de mes sites favoris pour y piocher des analyses toujours fouillées) et dont j’ai rapidement parcouru les articles au sujet de ce drame, à part que cette pièce en cinq actes a su me tenir en haleine ! Déconcertante de grossièreté, elle est aussi fantaisiste, grotesque, cocasse ! C’est un véritable jeu (verbalement labyrinthique ?) pour le lecteur, déjà pour se référer aux notes de bas de page afin de, disons-le, comprendre le vocabulaire employé, détourné, inventé… mais aussi pour suivre, outre le personnage principal, soit le père Ubu, les personnages hauts en couleur, tous plus bêtes, caricaturaux et suffisants les uns que les autres.

J’ignore si cela a déjà été fait, mais une telle pièce mériterait un dictionnaire des plus fouillés. A vos claviers !

  • Pour aller plus loin

https://editions.flammarion.com/ubu-roi/9782080436047

https://shs.cairn.info/revue-lignes0-1999-1-page-5?lang=fr

https://shs.cairn.info/jean-christophe-averty-une-biographie–9782869382435-page-177?lang=fr

https://shs.cairn.info/revue-de-litterature-comparee-2009-1-page-55?lang=fr

https://shs.cairn.info/article/ARCO_COUPR_2009_02_0024?lang=fr