Un article que je vous invite à lire :
De « masculinisme » à « vassal » en passant par « conclave » ou « wesh »… Édifiant !
Un article que je vous invite à lire :
De « masculinisme » à « vassal » en passant par « conclave » ou « wesh »… Édifiant !
Actuellement les deux termes « auteure » et « autrice » coexistent pour féminiser le terme « auteur ».
Dès lors, une question se pose : lequel est le plus légitime ? Est-ce une faute d’employer l’un ou l’autre ? Et par conséquent, lequel employer en toute correction ?
La réalité n’est pas si simple.
« Auteure » est un néologisme venu du Canada qui porte la préférence de l’Académie française ; il est par ailleurs plus fréquemment employé que le terme « autrice ».
La forme « autrice », plus régulière, semble ainsi plus correct grammaticalement car il se forme comme les autres termes masculins finissant en -eur : lecteur – lectrice, créateur – créatrice… En revanche il peut être entendu comme agressif à l’oreille.
A savoir : « les deux termes « auteure » et « autrice » sont finalement entrés dans l’usage, or pour l’Académie française, c’est l’usage qui fait la règle.
Alors, « autrice » ou « auteure » ? Ou encore « écrivaine » ? « Ecrivaine », ce sera pour une prochaine fois 😉 !
Je vous invite à consulter les liens ci-dessous, qui vous apporteront de précieuses indications !
https://www.lalanguefrancaise.com/orthographe/auteure-ou-autrice
Aujourd’hui au programme : le terme idiotisme dans ses acceptions purement linguistiques.
Idiotisme vient du latin idiotismus, du grec tardif idiôtismos, de idios, « particulier ».
L’idiotisme est une forme linguistique qui présente deux principales caractéristiques :
Référons-nous à deux figures d’autorité !
Dans le Petit Robert, on relève précisément : « Expression ou construction propre à un idiome, et qui n’a pas son équivalent syntaxique exact dans d’autres langues ».
Enfin nous avons choisi pour exemple le terme « reporting » : voici ce qu’en dit l’Académie française :
« Le nom français rapport désigne, depuis le xiiie siècle, l’action de porter quelque chose à la connaissance d’autrui ou encore un récit, un témoignage, la relation d’un évènement. En ce sens, c’est un synonyme de compte rendu, apparu dans notre langue deux siècles plus tard. Il n’est pas nécessaire de remplacer ces mots par l’anglais de même signification reporting, dérivé du verbe to report, « raconter, faire un rapport, un compte rendu », lui-même emprunté, au Moyen Âge, du français reporter, qui signifiait alors « rapporter, raconter ». »
https://www.academie-francaise.fr/reporting-pour-compte-rendu-rapporthttps://www.academie-francaise.fr/reporting-pour-compte-rendu-rapport
Bonne soirée !
Le mot amphibologie est un substantif féminin.
Prenons un exemple proposé par le Cnrtl : louer une maison. On peut en effet louer une maison…
Cela dépend du point de vue, mais surtout du contexte.
Prenons un autre exemple, cette fois-ci tiré du Larousse : « Les magistrats jugent les enfants coupables. » Ici, le propos prête à confusion :
Ainsi, quelle que soit l’acception considérée, linguistique, rhétorique, philosophique, on retient essentiellement qu’il s’agit là d’un double sens, a priori dû à une maladresse, voire dû à un choix stylistique.
Qu’en est-il de l’étymologie ? Si pour le Larousse le terme amphibologie vient du grec amphibolos (« ambigu ») et logos (« discours »), le Petit Robert évoque quant à lui un terme formé du grec amphi (« double ») et ballein (« lancer »).
Vous le savez, certains termes ont la même forme au féminin et au masculin.
Par exemple :
Ces termes dont le genre est indifférencié portent un nom précis : ils sont dits épicènes.
Sachez qu’ils s’emploient comme noms communs ou comme adjectifs.
Pour aller plus loin :
https://www.cairn.info/revue-la-linguistique-2010-1-page-113.htm
https://www.cairn.info/qu-est-ce-qu-une-femme–9782373614084-page-167.htm
https://www.cairn.info/revue-cliniques-mediterraneennes-2019-2-page-273.htm
https://www.dictionnaire-academie.fr/article/A9E2181
Bon week-end !
Je voulais vous parler du terme expolition lorsque je suis tombée sur un terme dont le sens est proche : conglobation.
Jouant sur l’abondance et l’amplification, l’expolition met en valeur une pensée, un argument, par le biais de la répétition. Il s’agit précisément d’insister pour convaincre.
Voici un exemple tiré de Phèdre (1677 – Racine) :
« Quelques crimes toujours précèdent les grands crimes. / Quiconque a pu franchir les bornes légitimes / peut violer enfin les droits les plus sacrés ; / ainsi que la vertu, le crime a ses degrés, / et jamais on n’a vu la timide innocence / passer subitement à l’extrême licence. / Un jour seul ne fait point d’un mortel vertueux / un perfide assassin, un lâche incestueux. »
Du latin conglobatio (accumulation, agglomération), conglobation consiste à accumuler, énumérer des termes semblables, mais l’idée principale ne sera énoncée qu’à la fin.
Voici un exemple issu des Caractères (1688) de la Bruyère :
« Si j’épouse, Hermas, une femme avare, elle ne me ruinera point ; si une joueuse, elle pourra s’enrichir ; si une prude, elle ne me sera point emportée ; (…) si une dévote, répondez, Hermas, que dois-je attendre de celle qui veut tromper Dieu, et qui se trompe elle-même ? »
De retour aujourd’hui après quelques semaines d’absence pour vous parler de la parrhésie.
Etymologiquement, parrhésie vient du grec parrhèsia, pan signifiant « tout » et résis, « discours ».
Foucault en a parlé notamment dans son dernier cours au Collège de France qui a été publié ; en voici la notice : Foucault M., 2009, Le courage de la vérité. Le gouvernement de soi et des autres II, Cours au collège de France 1984, Paris, Gallimard Seuil.
Parrhésie rassemble principalement deux acceptions :
Pour Foucault, il s’agit de « franc-parler », de « dire-vrai ». Pratiquer la parrhésie revient alors à parler librement et franchement, soit, si je puis dire, sans filtre.
Nous choisissons pour exemple, repris dans l’article sus-cité de la Croix, ces propos de Diogène à l’empereur Alexandre le Grand : « Ôte-toi de mon soleil ».
Enfin en stylistique, il s’agit d’exprimer ses sentiments profonds, souvent en employant le registre lyrique.
Passez un bon lundi !
J’ai rencontré l’adjectif encomiastique, qui m’était jusqu’alors inconnu, dans mon ouvrage de chevet actuel, Confessions d’un jeune romancier, d’Umberto ECO, Grasset, 2011 (p.145 si vous voulez tout savoir), un ouvrage génial au demeurant, je vous le conseille.
Encomiastique se dit au sujet d’un écrit et signifie élogieux.
Ce terme date du XXe siècle, il est emprunté du grec egkômiastikos, de egkômiastês, « panégyriste ».
Passez un bon lundi !
Le substantif féminin concaténation vient du bas latin concatenatio, -onis (XIVe siècle), « enchaînement ».
Nous l’avons déjà évoqué dans notre article du 4 avril 2022 sur l’affixation :
Nous retenons deux acceptions :
On parle d’anadiplose lorsqu’il n’y a qu’une occurrence.
Bon lundi !
Parlons versification !
Un vers (h)olorime est un vers homophone MAIS qui est composé de mots tout à fait différents, comme dans cet exemple issu de l’œuvre L’Alphabet des aveux (1954), écrit par Louise de Vilmorin (1902-1969) :
« Etonnamment monotone et lasse
Est ton âme en mon automne, hélas ! »