J’ai rencontré le terme irréfragable alors que je lisais le roman de Benjamin Constant dont je vous ai déjà parlé, Adolphe (1817) :
« Ellénore n’avait eu jusqu’alors aucune notion de ce sentiment passionné, de cette existence perdue dans la sienne, dont mes fureurs mêmes, mes injustices et mes reproches, n’étaient que des preuves plus irréfragables » (Benjamin CONSTANT, Adolphe, Flammarion, édition 1989, p.81).
Selon le Larousse en ligne, cet adjectif qualificatif signifie « qu’on ne peut récuser ».
Le CNRTL nous apporte quelques précisions sur l’origine du terme irréfragable : il est emprunté au bas latin irrefragabilis, c’est-à-dire « irréfutable », dérivé du latin classique regrafari, « voter contre, s’opposer à ».
Synonymes : incontestable, indéniable, irrécusable.
Bonne journée !
