Bonjour !
À partir des différents documents que j’ai consultés (notamment le Jarrety, le dictionnaire de l’Académie française, etc.), j’ai pu distinguer trois acceptions concernant le terme gnomique :
- qui se présente sous forme de sentences, qui est constitué de sentences, maximes, préceptes, conseils pratiques versifiés ;
- se dit d’une forme verbale (mode, temps) servant à marquer un fait général : par exemple « La raison du plus fort est toujours la meilleure » (La Fontaine, Fables). Par ailleurs, on qualifie de gnomique l’emploi du présent que l’on trouve dans les énoncés de de type, par opposition au présent d’énonciation, de narration, de description. Par exemple : « La Terre tourne autour du Soleil » ;
- le troisième point se rapporte à la poésie : les poètes de l’Antiquité grecque pratiquaient une poésie dite gnomique, c’est-à-dire qu’ils s’exprimaient par sentences et maximes. Les plus célèbres poètes gnomiques sont Théognis et Phocylide.
Quant à l’étymologie du terme gnomique, il est emprunté au grec gnômikôs, « en forme de sentence », lui-même dérivé de gnômê, « opinion ».
Enfin, pour aller plus loin :
Vignes Jean. Pour une gnomologie : Enquête sur le succès de la littérature gnomique à la Renaissance.. In: Seizième Siècle, N°1, 2005. pp. 175-211;
doi : https://doi.org/10.3406/xvi.2005.853
https://www.persee.fr/doc/xvi_1774-4466_2005_num_1_1_853
Bon début de semaine !
