Madeleine METEYER, Les obsessions bourgeoises (2024)

Les obsessions bourgeoises, c’est l’histoire d’un vase Lalique à 15 000 € qui a été dérobé lors d’une soirée.

C’est donc, de nos jours, l’histoire d’un vase dérobé dans une pièce d’un appartement situé dans un quartier huppé parisien, et l’histoire s’ouvre in medias res dans un commissariat. Et puis se mêlent au récit des analepses dix ans en arrière.

C’est, enfin, l’histoire d’une amitié entre Servane, jeune femme rousse issue d’un milieu modeste, et Céleste, qui appartient à la jeunesse dorée de la capitale.

Céleste surnomme Servane « servus », et est-ce innocent quand on connaît l’étymologie latine (« serviteur ») ?

La dichotomie des classes sociales, peut-être un peu trop évidente, peut-être un peu trop vue et revue, nous plonge dans deux univers et laisse se profiler un peu trop tôt le dénouement (oui, la répétition du « un peu trop » est choisie ; par ailleurs, devine-t-on le dénouement ?).

Quelques longueurs, certes, des histoires d’amour, des ruptures, des sentiments et des absences de sentiments – j’ai envie d’écrire des « blancs », des manques. Mais une lecture plaisante, des objets onéreux, des choses qui font envie, un milieu qui semble parfois stéréotypé tant il est codifié. Mais vous noterez que j’ai écrit « qui semble ». N’allons pas jeter des orties dans les parterres de fleurs (l’expression est de moi). Personnellement, cette lecture m’a plu. A vous de découvrir ce roman.

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