Un article que je vous invite à lire :
De « masculinisme » à « vassal » en passant par « conclave » ou « wesh »… Édifiant !
Un article que je vous invite à lire :
De « masculinisme » à « vassal » en passant par « conclave » ou « wesh »… Édifiant !
Vous voulez décrire l’apparence d’un personnage de fiction ?
En littérature (car il existe d’autres acceptions), cela porte un nom : la prosopographie. Ce terme vient du grec et signifie « face, figure ». Selon le CNRTL, par métonymie, il s’agit de « personnage, personne ».
Sachez par ailleurs que prosopographie ne concerne pas seulement les êtres de papier, mais aussi les personnes réelles.
L’éthopée quant à elle sert à décrire le caractère, les principes, les mœurs d’un personnage.
Pour aller plus loin et découvrir d’autres termes afférents, je vous incite à consulter le traité de Fontanier, Figures du discours, 1821.
Le terme adynaton vient du grec ἀδύνατον qui renvoie à l’impossibilité, à l’impuissance.
Cette figure consiste à énoncer des choses impossibles, incompatibles, inconcevables et ce, souvent sous la forme d’accumulations.
Si l’adynaton renvoie à l’idée d’exagération, elle s’oppose néanmoins à l’hyperbole* qui, elle, ne heurte pas la vraisemblance (voir à ce sujet l’article « Les procédés littéraires, fiche 40 », sur Cairn, disponible sur : https://shs.cairn.info/les-procedes-litteraires–9782200619947-page-132?lang=fr).
Voici un très bref exemple, extrait du poème « La fourmi » de Robert Desnos : « Une fourmi de dix-huit mètres… »
La suite d’adynatons corrélés se nomme adynata (n.f.).
* L’hyperbole, qui n’est pas une figure si facile que cela à étudier, fera l’objet d’un nouvel article.
Il s’agit essentiellement d’une tendance à chercher des querelles.
Le mot quérulence relève d’une pathologie psychiatrique : elle renvoie notamment à des sujets paranoïaques.
Le sujet quérulent peut se révéler dangereux dans la mesure où il se croit constamment victime en toute situation. Cette victimisation se traduit par :
Enfin, quérulence vient du latin querulus, « qui se plaint » (de queror, « se plaindre »).
Un mot tout simple pour reprendre le « mot du lundi », ce jeudi : mansuétude.
Ce terme littéraire nous vient du latin mansuetudo, –dinis, « douceur », bonté », « bienveillance », dérivé de mansuetus, qui signifie « apprivoisé, doux, calme ».
Il s’agit en somme d’une disposition d’esprit à pardonner généreusement (Le Petit Robert et Le Larousse). Le CNRTL ajoute les notions de douceur, de patience et de pardon. En effet, mansuétude recouvre plusieurs acceptions.
Mansuétude peut introduire une acception négative en renvoyant à l’idée de faiblesse, d’indulgence excessive.
Ses synonymes sont, entre autres, « bienveillance », « indulgence », « miséricorde ».
On l’emploie notamment dans une expression telle que « faire preuve de mansuétude ».
Pour aller plus loin, voici le lien vers l’article référent du CNRTL (une mine d’or !) :
Un mot courant et simple pour ce lundi : épiphénomène.
Composé du grec –épi (sur) et de -phénomène, ce terme nous vient du XVIIIe siècle.
Il s’agit d’un phénomène accessoire accompagnant un phénomène essentiel sans être pour rien dans cette apparition, sans rien lui apporter ni ajouter (Le Robert).
On trouve ce terme dans le domaine médical mais il s’emploie aussi couramment. Voici un exemple extrait du site Cairn : « Ces petits épiphénomènes, par leur répétition et leur développement, sont une surprise renouvelée pour le spectateur et renforcent les procédés d’accumulation comique. » (Études théâtrales, 2005, Céline Hersant – Cairn.info)
Aujourd’hui j’essaie un nouveau format, qui se veut à l’oeil nu plus synthétique, plus concis.
Etymologie d’homilétique : du bas latin homileticus, du grec homilêtikos
Définition retenue : théorie de l’éloquence de la chaire (Littré)
Pour aller plus loin :
https://www.cairn.info/revue-lumen-vitae-2014-2-page-175.htm
Aujourd’hui au programme : le terme idiotisme dans ses acceptions purement linguistiques.
Idiotisme vient du latin idiotismus, du grec tardif idiôtismos, de idios, « particulier ».
L’idiotisme est une forme linguistique qui présente deux principales caractéristiques :
Référons-nous à deux figures d’autorité !
Dans le Petit Robert, on relève précisément : « Expression ou construction propre à un idiome, et qui n’a pas son équivalent syntaxique exact dans d’autres langues ».
Enfin nous avons choisi pour exemple le terme « reporting » : voici ce qu’en dit l’Académie française :
« Le nom français rapport désigne, depuis le xiiie siècle, l’action de porter quelque chose à la connaissance d’autrui ou encore un récit, un témoignage, la relation d’un évènement. En ce sens, c’est un synonyme de compte rendu, apparu dans notre langue deux siècles plus tard. Il n’est pas nécessaire de remplacer ces mots par l’anglais de même signification reporting, dérivé du verbe to report, « raconter, faire un rapport, un compte rendu », lui-même emprunté, au Moyen Âge, du français reporter, qui signifiait alors « rapporter, raconter ». »
https://www.academie-francaise.fr/reporting-pour-compte-rendu-rapporthttps://www.academie-francaise.fr/reporting-pour-compte-rendu-rapport
Bonne soirée !
Le mot amphibologie est un substantif féminin.
Prenons un exemple proposé par le Cnrtl : louer une maison. On peut en effet louer une maison…
Cela dépend du point de vue, mais surtout du contexte.
Prenons un autre exemple, cette fois-ci tiré du Larousse : « Les magistrats jugent les enfants coupables. » Ici, le propos prête à confusion :
Ainsi, quelle que soit l’acception considérée, linguistique, rhétorique, philosophique, on retient essentiellement qu’il s’agit là d’un double sens, a priori dû à une maladresse, voire dû à un choix stylistique.
Qu’en est-il de l’étymologie ? Si pour le Larousse le terme amphibologie vient du grec amphibolos (« ambigu ») et logos (« discours »), le Petit Robert évoque quant à lui un terme formé du grec amphi (« double ») et ballein (« lancer »).
Aujourd’hui, nous abordons le substantif féminin écholalie.
Quelques mots sur son étymologie : ce terme vient du grec (« écho ») auquel est accolé le suffixe -lalie (lalein) qui signifie « parler ».
Signification d’écholalie : il s’agit de la répétition automatique, machinale, par un sujet, des paroles – mots ou phrases – et souvent des chutes de phrases que vient de prononcer son interlocuteur. D’où la notion d’écho.
Présente au quotidien, sachez que l’écholalie est considérée comme un trouble du langage.
Sources : Cnrtl, Le Petit Robert