Lundi 30 septembre 2024 – De l’importance de la lecture

Quelques mots seulement…

Ce soir je me laisse quelque peu aller à ma propension à la mélancolie. Pourtant ma journée fut joliment remplie, notamment par l’atelier d’écriture auquel je participe depuis des années – de façon discontinue, en fonction des hasards, des virages, des cheminements du quotidien et de la vie dans son ensemble.

J’ai écrit un texte d’un très beau style parmi mes autres textes. J’ai essayé d’écrire différemment de d’ordinaire, et il semblerait que j’y sois parvenue. J’aime particulièrement employer le tutoiement, une manière discrète de me parler à moi-même, aussi bien que de parler de moi à qui m’écoute. Le tutoiement m’évoque toujours Un Homme qui dort – le roman de Perec que je préfère indiscutablement – et j’ai l’impression étrange de plagier Perec, et ce, éhontément. Je vous avais déjà parlé d’une impression similaire à la lecture d’un roman qui reprenait la double énonciation propre à Sarraute. Je sais que les mots appartiennent à chacun, et que nos écrits naissent beaucoup de ce que nous avons déjà lu, et que cela n’est pas du plagiat. Un petit point idoine : si vous voulez écrire, lisez. Lisez tout, et de tout, romans, pièces de théâtre, poésie, dictionnaires et manuels, et même (et surtout) des albums pour enfants comme ceux de Claude Ponti, Pomelo, les histoires de monstres qui se brossent les dents tout comme ceux qui détestent les enfants ! Lisez, quel délice que celui de lire, lisez tout ce que d’autres ont produit avant vous, lisez tout ce que d’autres ont lu avant vous !

Ne me remerciez pas pour ce panégyrique, cela m’a fait plaisir 😉

Ce dimanche 29 septembre 2024 – Un soupçon de théorie

Après une journée glaciale sur la trace de fouilles archéologiques… Chocolat chaud, shampooing, liste de courses, les petites choses de la vie ordinaire. J’ai commencé la lecture de L’Orage, une pièce de théâtre d’Alexandre Ostrovski. Je lis également en diagonale Comment écrire de Pierre Assouline (Albin Michel, 2024), un ouvrage incroyable et riche sur les techniques d’écriture de nombre d’écrivains. Barthes y côtoie Balzac, Joyce, Kundera… Stephen King – dont j’ai adoré et préféré, adolescente, un court récit, Rage, et dont je ne parviens plus à mettre la main dessus aujourd’hui.

D’ailleurs, si je peux conseiller quelques ouvrages basiques parmi les manuels, je commencerais par :

  • Littérature : 150 textes théoriques et critiques, Armand Colin, 2015
  • Manuel d’analyse des textes – Histoire littéraire et poétique des genres, Armand Colin, 2018
  • Littérature : les mouvements et écoles littéraires, Armand Colin, 2019.

La théorie étant fondamentalement essentielle ou essentiellement fondamentale, il est incontournable de lire et relire les textes théoriques et critiques du premier manuel conseillé.

Fascinée par l’œuvre de Barthes depuis le début de mes études, j’ai plus récemment lu son Journal de deuil, sans doute le texte le moins abscons de son œuvre. Se faire la main n’empêche toutefois pas de se plonger dans les autres textes…

Retour à la vie quotidienne.

A bientôt.

Mercredi 25 septembre 2024 – Ma PAL du moment

Pluie désolée. Ennui. Des choses à faire.
Un article à corriger, des captures d’écran à trouver, ce blog à réorganiser.
Petit coup d’œil dehors. Les goélands ne font pas de glissades sur le toit de la médiathèque (ils restent dignes, tout mouillés soient-ils).

Hier soir, cours d’histoire de l’art sur Sumer et Akkad. En passant, savez-vous pourquoi nous parlons d’écriture « cunéiforme » (environ 3300 av. J.-C.)? Étymologiquement, cela vient des outils utilisés pour graver des « textes », qui étaient des clous ou des coins (d’où « cunéi »). Bon le cours était long, je ne vais pas tout vous restituer.

Reste à vous citer quelques ouvrages de ma PAL :
DOSTOIEVSKI, Fédor, Les Carnets du sous-sol, Babel, 1992.
DOSTOIEVSKI, Fédor, La Douce, Babel, 1992.
DICKENS, Charles, A lire au crépuscule, Gallimard, 2018.
DE VILLIERS DE L’ISLE-ADAM, Auguste, Contes cruels, Classiques Garnier, 2012.
ARDONE, Viola, Les Merveilles, Albin Michel, 2024.

Il faut que je (re)trouve mon style. Incontestablement.

Ce mardi 24 septembre 2024 – Introduction (incipit ?)

Le ciel est gris, telle est mon humeur : un peu morose. Non, j’exagère. Je viens de finir ma chronique sur le Double, j’ai omis nombre d’idées et de citations, dommage. J’espère toutefois toujours être lue. Je commence tout juste cette rubrique, aussi extraordinaire qu’infra-ordinaire (j’ai déjà dû vous le dire, relisez Perec, ses œuvres son géniales).

Ma plante reprend peu à peu ses esprits (elle était si pâle !), ce qui est, en soi, réjouissant. Je regarde les voitures passer par la fenêtre de mon bureau. Les gens sont vêtus de sombres couleurs.

La médiathèque est là, en face, en contre-bas. J’ai hâte de reprendre le travail. Jeudi.

J’ignore encore quel livre je vais commencer à présent.

Ce billet est plat.

Allez. Un jour, je vous raconterai.

DOSTOIEVSKI, Fiodor, Le Double (1846)

Je viens de finir Le Double, roman de Dostoïevski publié en 1846. Notons le sous-titre étonnant : Poème pétersbourgeois. J’ai beaucoup aimé ce roman, qui nous emmène tortueusement dans les affres du genre humain.

Ce qu’en dit l’éditeur

Image publiée sur le site d’Actes Sud

« Etrange récit que Le Double, texte précoce dans la carrière de l’écrivain (sa parution date de 1846) où déjà se lisent toutes ses obsessions, et modèle de récit fantastique. Dostoïevski met là en scène de manière magistrale la présence inquiétante de l’autre, sans que jamais le lecteur parvienne à faire la part de la folie du héros ou de la bizarrerie du réel.

Le quotidien de Goliadkine, entre son appartement pétersbourgeois de la rue des Six-Boutiques et le ministère où il est fonctionnaire, se brouille peu à peu. Le héros ne cesse en effet de se sentir persécuté par une réplique identique de sa personne : son double le suit dans la rue, s’introduit dans son appartement, sur son lieu de travail, va jusqu’à manger à sa place au restaurant… »

Ce que j’en pense

« Trouble », tel est l’un des termes récurrents dans l’œuvre. Bien que faible pour le qualifier, il démontre l’état d’esprit de « notre héros » tout au long du récit.

« Notre héros », c’est Iakov Pétrovitch Goliadkine, fonctionnaire. Sa vie est rangée, il se rend le matin au travail au ministère, puis le soir regagne simplement sa demeure. Le narrateur, en effet le nomme constamment « notre héros », alors que la situation le présente davantage et rapidement comme quelqu’un de commun, sinon comme un anti-héros.

Rapidement, stupéfaction, des collègues qu’il rencontre le regardent les yeux écarquillés… Bientôt, il rencontre un homme qui lui ressemble trait pour trait. Qui est cet individu ? Si Goliadkine l’héberge une nuit chez lui, il se rend compte à son réveil que la situation lui échappe. L’homme rencontré la veille est déjà parti. Goliadkine ne sait pas encore quelle tournure vont prendre les évènements…

Ombre, étranger, ennemi, tels sont quelques-uns des termes qu’emploie le narrateur à l’encontre de cet individu singulier (singulier ? le terme est choisi à dessein). Car la situation s’inverse, il devient rapidement l’ombre de cet homme, qui semble être lui, en plus enjoué, plus drôle, plus intéressant.

« Monsieur Goliadkine voulait s’enfuir de lui-même. »

Pourquoi ? Tout simplement parce que son « double », qu’il nomme Monsieur Goliadkine cadet, « ennemi mortel », « indécent ennemi », prend insidieusement sa place au bureau, au restaurant, joue le beau rôle face aux supérieurs qu’il n’hésite pas à flatter… Le « trouble » me semble dès lors un euphémisme, tant le quotidien de « notre héros » est bouleversé. De supérieur en supérieur, les larmes aux yeux, il va tenter de se faire entendre. Notre héros passe alors de l’incompréhension à la honte, de la honte au désespoir.

Dès lors, imagination, cauchemar, folie ? Il est bien question, selon moi, d’un désordre psychique qui confronte un homme ordinaire à sa propre duplicité… Attendons la fin du roman.

Pour aller plus loin

Catherine GERY, « Les » Goliadkine ou la duplicité du mal (à propos du Double de Dostoïeski », La force du mal dans l’œuvre de Dostoïevski, Hermann, 2019.

Ariane GELINAS, « Identité trouble: manifestations du double », Postures, n°14, consultable en ligne : http://revuepostures.com/frarticles/gelinas-14

Camilo RAMIREZ, « Figures du double à soi-même ignorées », La cause du désir, n°102 (source à vérifier)

Joseph SHERIDAN LE FANU, Carmilla (1872)

Roman perdu dans un train, à mon grand regret (je venais de le finir)…

Ce qu’en dit l’éditeur:

« Deux grands yeux s’approchèrent de mon visage et soudain, je ressentis une douleur fulgurante, comme si deux grandes aiguilles espacées de quelques pouces seulement s’enfonçaient profondément dans ma poitrine. Je me réveillai en hurlant. La chambre était éclairée par la chandelle qui était restée allumée toute la nuit, et je vis une silhouette féminine au pied de mon lit, un peu sur la droite. »

« L’action se passe dans un château de Styrie. L’héroïne, la jeune Laura, tombe sous le charme de la belle et mystérieuse Carmilla, dont l’arrivée énigmatique dans ce lieu isolé marque l’initiale d’une amitié tendre et exaltée.

De l’ouverture presque bucolique à la destruction du vampire que se révèle finalement être Carmilla, tout est là des ingrédients d’un roman gothique, classique du genre.

Mais ici, le vampire est une femme, et à la transgression vampirique s’ajoute celle de l’homosexualité féminine, dans un récit tout de séduction et de sensualité. »

Ce que j’en pense :

Encore une histoire de vampire !, me direz-vous. Mais celle-ci a une particularité : le vampire est en réalité une vampire.

Roman fondé sur une structure binaire : la candeur de l’héroïne, Laura, fait face à la beauté ensorceleuse de cette jeune fille arrivée de nulle part, Carmilla.

C’est l’histoire d’une relation qui débute, mi-amicale, mi-amoureuse, toute en sensualité.

On trouve d’emblée les indices du récit vampirique : une forme noire, mouvante, qui surgit en pleine nuit, une morsure, des faits demeurant inexpliqués, un château isolé, des médecins sceptiques…

Le lecteur sait, devine, comprend dès le commencement ce qui se passe. Une jolie jeune femme, une morsure la nuit qui laisse deux petits trous sur la peau, des chuchotements, des regards en biais… Comment, me direz-vous, l’héroïne peut-elle ignorer ces marques sur la peau ? Laura est naïve, certes, et puis le personnage en tant qu’invention ne se confronte-t-il pas à la toute-puissance de l’auteur, comme à la toute-puissance du lecteur, qui, a accès, outre à la fin de l’œuvre, à tout l’outil péri-paratextuel ?

La question sous-jacente est simple, mais il me semble facile, ou plutôt agréable, ce qui n’a rien à voir, de la décorer de jolies ornements textuels…

A savourer via une lecture purement narratologique ?

Note pour moi-même : prochaine chronique, une bibliographie sur le sujet, pour aller plus loin.

Bram STOKER, La Dame au linceul (1909)

Ce qu’en dit l’éditeur

« Là, sur la terrasse, dans la clarté lunaire maintenant plus intense, se tenait une femme vêtue d’un linceul trempé qui ruisselait sur le marbre, faisant une flaque qui s’écoulait lentement sur les marches mouillées. Son attitude et sa mise, les circonstances de notre rencontre, me donnèrent aussitôt à penser, même si elle se mouvait et parlait, qu’elle était morte. Elle était jeune et belle, mais pâle, de la pâleur éteinte et grise des cadavres. »

« Extrait du journal de Rupert Sent Leger, cette scène — dans la pure tradition du genre — donne bien le ton de cet admirable roman gothique où s’entrelacent lettres, billets, fragments de journal intime et notes pour raconter les aventures étranges et inquiétantes d’un jeune homme sans le sou devenu du jour au lendemain châtelain dans les Balkans… »

(Image des éditions Actes Sud)

Ce que j’en pense

Un roman subtilement enchâssé que je n’aurais probablement pas découvert si je n’avais lu Dracula !

Testament, échanges épistolaires, journal du héros, Rupert, tissent la trame de ce roman incroyable, d’une beauté sombre et lumineuse (au passage, ceci n’est pas un oxymore), à l’image de la mystérieuse « Dame », personnage tout en nuances.

L’amour serait-il la pierre angulaire de tout roman ? Il l’est en tout cas dans la Dame au linceul, réceptacle de terreurs enfouies, est-ce un rêve, un fantasme, une machination, est-ce réel ? Le lecteur, tenu en haleine par ces apparitions incrédibles (adjectif validé par le Cnrtl), frissonne, écarquille les yeux, y croit, n’y croit pas, s’interroge, hésite (la fameuse hésitation théorisée par Todorov au sujet du fantastique), entre peur et fascination.

L’ajout de la lecture proposée par Alain Chareyre-Méjan est des plus pertinents, il apporte une lumière nouvelle parce que richement intertextuelle à ce roman de l’auteur de Dracula.

Peut-on épouser une morte-vivante ?

Se lit d’une traite.

Jules VERNE, Le Château des Carpathes (1892)

Ce qu’en dit la 4e de couverture :

« Le château des carpathes : « Mais à peine avait-il marché quelques pas que le pont-levis se relevait avec fracas contre la poterne… Le comte Franz de Télek était prisonnier dans le château des Carpathes. » Le château des Carpathes est hanté, et son village maudit. Les habitants de Werst le savent bien. Depuis la disparition du dernier baron de Gortz, toutes les créatures du diable et autres vampires s’y sont réunis. Chort ou Belzébuth, le jeune comte de Télek s’en moque. Il va monter, lui, franchir le pont-levis. Car ce château était celui de Gortz, son rival, et depuis la mort de sa bien-aimée, il n’a plus rien à perdre. Hormis, peut-être, la raison… Mais il faut être fou. Fou à lier, pour tenter une telle aventure. Personnage maudit, villageois terrifiés, atmosphère inquiétante : plongez au coeur d’un véritable roman gothique imprégné de science et de technologie. »

Pour aller plus loin :

  • Efstratia OKTAPODA, « Jules Verne et le château des Carpathes : les figures du double et de l’imaginaire », Voix plurielles, 2018
  • Roxana MARTIN, « Une perspective sur la Transylvanie : Le château des Carpathes de Jules Verne », Études Sur La Région Méditerranéenne, 28, 19–27. Consulté à l’adresse https://ojs.bibl.u-szeged.hu/index.php/mediterran_tanulmanyok/article/view/34339
  • Pinar Güzelyürek Celik, « La traduction du fantastique : Le Château des Carpathes de Jules Verne », Synergies Turquie n°3, 2010
  • Monique VERRET. « Jules Verne, Le Château des Carpathes ». Châteaux romantiques, édité par Pascale Auraix-Jonchière et Gérard Peylet, Presses Universitaires de Bordeaux, 2005, https://doi.org/10.4000/books.pub.28326.

Et bien sûr, les théoriciens du genre :

  • CAILLOIS, R. , Anthologie du fantastique, Gallimard, 1966
  • CASTEX, P.-G., Le conte fantastique en France de Nodier à Maupassant, Cortis, 1951
  • SCHNEIDER, S., Histoire de la littérature fantastique en France, Fayard, 1985
  • TODOROV, T., Introduction à la littérature fantastique, Seuil, 1970
  • VAX., La séduction de l’étrange, étude sur la littérature fantastique, PUF, 1965

Bram STOKER, Dracula (1897)

Couverture, Le Livre de Poche

Ce qui en est dit :

« Jonathan Harker, jeune notaire, est envoyé en Transylvanie pour rencontrer un client, le comte Dracula, nouveau propriétaire d’un domaine à Londres. à son arrivée, il découvre un pays mystérieux et menaçant, dont les habitants se signent au nom de Dracula. Malgré la bienveillance de son hôte, le jeune clerc ne peut qu’éprouver une angoisse grandissante. Très vite, il se rend à la terrifiante évidence : il est prisonnier d’un homme qui n’est pas un homme. Et qui partira bientôt hanter les nuits de Londres… Grand classique de la littérature de vampires, best-seller de tous les temps après la Bible, Dracula est une source d’inspiration inépuisable. En exclusivité : un extrait de Dracula l’Immortel, suite de Dracula, d’après les notes originales de Bram Stoker. »

Ce que j’en dis :

Dracula est tout d’abord construit par la réunion de différents textes, ce qui implique une narration polyphonique. En effet, les personnages principaux s’expriment à travers leur journal intime (écriture diariste) ou par des échanges épistolaires. Le seul qui n’a pas la parole, c’est… le comte Dracula.

La figure du vampire est fascinante. On a tous une vague idée de ce qu’est un vampire : il suce le sang de ses victimes, dort dans un cercueil, craint l’ail et les crucifix. Mais ce n’est pas tout. Voyons ses caractéristiques principales :

  • il craint la lumière du jour, c’est pourquoi il ne sort que la nuit.
  • quand il est éveillé, ses yeux sont brillants, ses lèvres retroussées et ses canines bien aiguisées.
  • la nuit, il recherche essentiellement des proies afin de se nourrir : il les mord puis leur suce le sang.
  • il a la capacité de se métamorphoser, aussi se transforme-t-il en fumée, en chauve-souris.
  • ses victimes deviennent à leur tour des vampires.
  • il n’a pas de reflet dans le miroir.

Vous vous demandez si vous avez été victime d’un vampire ?

Examinez votre gorge. Si y apparaissent deux petits trous, c’est que vous avez été mordu par un vampire. Navrée de vous l’apprendre, mais du coup, il est trop tard pour vous.

Dès lors, vous appartenez aux « non-morts » décrits dans Dracula, c’est-à-dire que vous êtes endormi dans un cercueil et la nuit tombant, vous partez à la recherche de nouvelles victimes.

Comment venir à bout d’un vampire ?

C’est très simple : il s’agit de le décapiter puis de lui enfoncer un pieu en plein cœur.

Enfin, comment s’en protéger, le cas échéant ?

Des gousses d’ail et un crucifix devraient vous permettre de dormir sur vos deux oreilles…

Ce que j’en pense en quelques mots :

J’ai littéralement adoré ! Si la rupture entre la première partie, où nous suivons Jonathan, prisonnier du comte Dracula, puis la seconde, où les différents personnages se rassemblent pour combattre le comte, est quelque peu déconcertante, il nous tarde de connaître la fin, et donc d’avaler les 600 pages.

Dracula a inspiré de nombreux écrivains, dramaturges ou cinéastes.

Enfin, j’ai très envie de lire Camilla de Joseph Sheridan Le Fanu, chef d’œuvre du genre publié en 1871. Je vous en parle très vite !

H.P. LOVECRAFT, La peur qui rôde (1922)

Présentation de l’éditeur

(Nouvelles extraites du recueil Je suis d’ailleurs)

Une maison hantée, un orage qui déchire la nuit, des villageois terrifiés par des légendes à vous glacer le sang, des ombres mystérieuses et des secrets pas assez bien gardés… Voici un bref aperçu de l’univers étrange et fantastique dans lequel vous plongeront ces nouvelles.
Amateurs de frissons, découvrez vite ces quelques textes de l’un des maîtres de l’épouvante !

Nouvelles extraites du recueil Je suis d’ailleurs

(image du site folio-lesite.fr)

Ce que j’en pense…

La Peur qui rôde est le premier récit que je lis de Lovecraft et je ne compte pas m’arrêter là. J’ai hâte de commencer la Maison maudite !

Il s’agit, en somme, de la traque d’un être (mais est-ce bien un être) qui répand la mort et la panique autour de lui, traque qui commence par une nuit d’orage dans une région de montagne.

L’atmosphère est saisissante, les descriptions précises, l’angoisse croissante et les personnages, notamment le personnage principal et narrateur, bien aventureux. Légendes, secrets, tourments, tortures et barbaries, voici ce que m’évoque, en vrac, pour une première lecture, la Peur qui rôde.

Monstre ou animal ?

Je serais tentée de me servir dans le bestiaire mythologique… Mais Lovecraft va plus loin que la gorgone aux cheveux de serpents ou le monstrueux serpent Typhon, pour ne citer qu’eux.

La peur qui rôde rassemble, à mes yeux, un amas de craintes enfantines, d’horreurs d’adultes vécues ou redoutées, de tortures indescriptibles, de douleurs physiques, de souffrances mentales, psychologiques, des atrocités venues de nulle part et venues de partout, tout droit sorties d’un inconscient qui semble fou mais qui n’est, à mon humble avis, qu’humain et plus qu’humain !

L’horreur n’a pas de visage, elle revêt DES visages.

C’est un miroir de l’âme humaine.

Je me remémore cette nouvelle, et un insidieux sentiment, une impression désagréable, presque physique, s’empare alors de moi.

Je n’ai plus qu’à vous souhaiter une bonne lecture 😉